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  • Lire pour rencontrer...un auteur

    Aller à la rencontre d'un auteur,

    c'est entrer dans son univers par la petite porte de ses livres.

    Guillaume Guéraud viendra en Janvier 2011, voici ce qu'il a écrit ;

    Y'a pas forcément tout, mais c'est un début !    guillaume guéraud.jpg 

    Bonnes lectures ....

    Bibliographie Guillaume Guéraud.pdf

     

    Et pour mieux le connaître,

    sur le site de Citrouille, ses auto-films.

    Attention, ça décoiffe !

    http://lsj.hautetfort.com/archive/2008/09/02/petite-lecon...


  • Boîte à outils

    Une boîte où ranger nos outils.

    Un lien vers un nouveau blog.

    Pour le découvrir, nous contacter...

    A bientôt pour des idées nomades.

     

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  • Autour de l'album

    "L'habit ne fait pas le moine !"

     

    le chat botté.jpg

     

    Un thème pour des histoires racontées par Laurence, notre raconteuse-nomade...

     

    Une bibliographie pour se revêtir de belles parures...

    Bibliographie L'habit ne fait pas le moine.pdf

     

  • Sacerdoce

    Hier c'était peut-être le premier dimanche froid comme ça. J'ai passé de longues heures à lire, notamment ce très beau livre dont parlait Gaëlle, La ballade de Sean Hopper (de Martine Pouchain, chez Sarbacane), et dont on ne ressort pas indemne.

    Et puis, sur le blog de ma soeur, j'ai trouvé un texte que j'avais envie de partager. Elle est bibliothécaire jeunesse à Grenoble, dans un quartier qui s'appelle Teisseire, et son mari bibliothécaire à Villeneuve.

     

    Hier soir, avec mes collègues et ex-collègues nous parlions de la difficulté à expliquer à nos ami-e-s qui ne sont pas bibliothécaires et ne travaillent pas dans un quartier "difficile" ce qui nous pousse à venir au boulot tous les matins, et à ouvrir cette bibliothèque, avec le sourire en plus.
    Comment expliquer que malgré l'ambiance pesante de l'ouverture, les filles qui nous parlent mal, les mecs qui surtout surtout ne nous disent pas bonjour, les touts-petits livrés à eux-mêmes à longueur d'année, les dealers devant la pharmacie, les mères-au-foyer-sans-emploi et la démission de Mourad, comment expliquer donc que malgré ça, nous aimions notre travail!

    Ce matin j'ai trouvé (un bout) de l'explication. Je vous la livre en photo, en espérant que cette dame, habituée des lieux, ne m'en voudra pas de me servir de son image pour calmer un moment mes états-d'âme. Je la remercie également de venir dans cette bibliothèque, de nous sourire et ce jour-là, jour de l'inauguration avec grandes-chefs et élues d'un évènement culturel loin des préoccupations quotidiennes des habitants du quartier, de lire un catalogue de pub sur la table réservée aux dédicaces de l'auteur en vedette!

    CIMG1239.JPG

    C'était donc un dimanche froid mais ce texte m'a fait du bien. 


  • Quand un livre fait naître des instants vrais

     

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    Instantané d'un Atelier d'écriture au collège. Une lecture : "Présent" de Jeanne Benameur. Un texte qui est venu sous ma main de nomade...

     

     

    "Vendredi 8 octobre - 13 heures - CDI du collège André Malraux à Mazan.

    Devant moi, rapidement regroupés à l'instant fatidique de la sonnerie, trois longues tables, quelques chaises et quinze élèves. Mixité parfaite, de la 6ème à la 3ème, des garçons, des filles. Une Marine, une Yasmine, un Yannis, un Ilyess, et d'autres encore. Quinze élèves, et parmi eux, au milieu d'eux, deux profs et Régine la documentaliste. Ils et elles sont là. Je suis avec cette attente...Parce qu'ils l'ont voulu, parce qu'ils ont eu envie, parce qu'on leur a proposé aussi.

    Notre présence à tous, à ce moment là a quelque chose d'insolite. Et j'aime ça. Je dois leur parler d'écrire. Alors tout simplement, j'attrape un livre aux couleurs de kraft brun. Sur la couverture, un seul mot. Présent. Ce que nous sommes. Et je commence, je lis, je leur offre un peu de moi dans les mots de Jeanne. Ils écoutent, leurs yeux parlent, leurs bouches s'illuminent. Des sourires, des regards et du silence. Et puis les mots entendus, laissent leurs empreintes. Ils retiennent labyrinthe, chercheur d'or, oeuvre, invisible...Et pas seulement. Les mots leur viennent tout seuls, possibles, libres. Leur fil d'Ariane.

    Ils sont là dans une parenthèse et ils écrivent et s'étonnent. Le temps passe si vite...Mais ils l'ont pris pour eux. Ils sont repartis avec dans leur tête des bribes, des voix, des images. La sonnerie nous a rappelé à l'ordre. Mais quelque chose a eu lieu."

    "Dans le collège André Malraux, vendredi 8 octobre 2010, un petit groupe d'êtres humains était à  l'oeuvre et c'était joyeux" !

     

    Hélène

    "Nomade du livre"


  • J’ai pensé qu’ouvrir des livres, c’était ouvrir des portes


    sanslatele.jpgC’était un samedi soir du mois d’août. J’étais fatiguée. A 18h30 il avait fallu courir dans tous les sens afin de terminer les choses urgentes avant le week-end.


    Elle m’a dit : « C’est quoi tes passions ? » et j’ai dit « lire », et elle a dit « oui mais à part lire ? » et là je n’avais plus envie de répondre.


    Les gens qui ne lisent pas ne comprennent pas que lire ça prend toute la place. J’aurais pu lui dire que j’aimais marcher dans la forêt derrière chez moi, manger des tellines aux Saintes-Maries de la mer, prendre le chemin de l’école avec mon fils et les cerisiers en fleurs au printemps.
    Mais elle a dit une chose encore pire. Elle a dit « tu ne crois pas que tu te fermes aux gens, en lisant ? ».

    J’ai pensé à mon fils. Qui aime tellement lire. Qui, à quatre ans, me dit « dare-dare » parce que la veille, il l’a entendu dans un livre. Je pense aux rêves que ce petit bout d’homme est capable de me raconter au matin parce qu’avant de s’endormir, dans sa chambre, il y avait un chien bleu, un petit bout manquant, des maximonstres et des éléphants qui se déguisent pour le carnaval.

    J’ai pensé à mon fils qui n’a pas de télé et qui dit « ketchup » à la place de Petshops sans savoir de quoi il parle vraiment. J’ai pensé au livre de Guillaume Guéraud, Sans la télé, et au cadeau que lui a fait sa mère en l’emmenant au cinéma.

    J’ai pensé qu’ouvrir des livres, c’était ouvrir des portes. Quand on donne des livres aux enfants, on leur ouvre des portes. On leur donne accès à des mondes, à des langues, à des étoiles, à la poésie. On leur donne des portes et des clés. Des pages blanches et des larmes, des totems et des tatouages.

    Il était tard et j’étais fatiguée. J’ai failli lui dire – mais je n’ai rien dit. J’ai monté les marches qui m’emmenaient loin d’un jardin plein de bruit – et j’ai déployé le silence de la seule voix, ce soir-là, que j’avais envie d’entendre. Une voix d’encre vieille de trente-six ans.

    Alors j’ai ri – oui, elle pouvait penser que je me fermais aux gens. Ce soir-là, j’ai corné des pages et envoyé de l’amour par citations interposées. J’ai voyagé, j’ai respiré, j’ai appris. Et j’ai donné. On ne se ferme pas aux gens, non. On s’ouvre. Elle n’a rien compris.


    Madeline Roth
    (chronique sur le site de Citrouille)

     

     

     

     

    Hier soir se tenait chez Laurence une réunion des "nomades" du livre. c'est vrai qu'il est beau, ce terme. Et en sortant de la réunion, je découvrais ce message de Tatiana.

    je suis prof de techno dans une SEGPA à St Etienne. et depuis que j'utilise un moment de lecture en début de cours, les élèves sont calmes et attentifs. j'ai comme l'impression qu'ils se sentent en sécurité, je ne sais pas? en tout cas ils adorent ce moment et l'attendent. Ils s'installent sans bruits et là....la magie des mots fait son boulot. parfois, c'est eux qui arrivent avec des poèmes ou autres et les lisent. C'est bon de prendre le temps d'une relation! surtout pour ces enfants en difficulté!

    Écrit par : tatiana | 08.10.2010

     

     

    On a parlé de Jeanne Benameur, de Jean-Philippe Blondel, des auteurs/professeurs des écoles dont le discours nous touchait, et on est reparties, je crois, je le sais, avec plein d'envies et de rêves pour les mois à venir.