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Un joli mercredi (1)

Ce matin, aux presque-aurores, une première !

Dans les rues vides d'Avignon les pieds claquent sur le trottoir, les bouches s'embuent, les cols sont relevés bien haut sous les nez et les écharpes enrubannent le tout.

Devant l'Eau Vive, un petit rassemblement insolite pour notre premier "Ptidéjauxlivres". Et ça sent les croissants chauds, le bon café et le thé d'Orient entre les étagères. Les joues toutes rougies se félicitent d'avoir bravé les - 4 ° pour se retrouver autour de livres à partager de si bon matin.

 

Accueillis plus que chaleureusement par toute l'équipe de l'Eau Vive, une poignée de "Grains de lire" a pu découvrir la petite pile de trésors dénichés par Madeline. Des trésors avec lesquels elle a réveillé tout en douceur nos appétits de pages.

Un bouquet de livres tous aussi différents que savoureux,

dont on vous livre ici quelques effluves :


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L'école est finie

 

  • Yves Grevet
  • Mini- Syros

Dans un futur malheureusement peut-être pas si lointain si on continue à ce train-là, les enfants sont éduqués dans de drôles d'écoles. Des écoles où il est question d'entreprise, de bons d'achats en récompense, ... Jusqu'au jour où des "petits indignés"  refusent de rester dans ce système sans ouverture sur le monde, sans culture... A mettre entre toutes les mains en ces temps où l'école est bien mise à mal ! (H)

 

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Les poings sur les îles

 

  • Elise Fontenaille
  • Illustrations Violeta Lopiz
  • Rouergue

Luis, le grand-père exilé à "la langue d'oiseaux", ne sait ni lire ni écrire. Mais il sait embrasser, apprécier, prendre avec lui le monde qui l'entoure. Son petit fils qui entre au CP sait lui aussi regarder le monde de son grand-père avec tendresse. Il la trouve dans ses yeux, sur ses tatouages, dans les histoires qu'on lui raconte de l'enfance de Luis, dans les mots que Luis déforme avec poésie. Ce petit garçon là est absorbé par la beauté des petits riens qui font la vie des grands hommes, tout comme nous le sommes devant les illustrations qui portent si bien l'émotion du texte. (H)

 

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L'Enfant-phoque

 

  • Nikolaus Heidelbach
  • Les Grandes Personnes

Un nouveau regard sur une légende inuit qui raconte comment l'Homme et le phoque ne peuvent faire qu'un chez les peuples de la mer. Un conte fort, puissant, servi par l'univers si particulier de Nikolaus Heidelbach. A lire et relire en écho avec les autres versions de la Femme Phoque ?. (H)  

 

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Asdiwal, L’indien qui avait faim tout le temps

  • Manchette
  • Illustrations Loustal
  • Gallimard jeunesse

C’est au cours de l’été 1966, à Paris, que Jean-Patrick Manchette écrit pour son fils, alors en vacances en Provence loin de lui, les aventures d’Asdiwal, un indien Tsimshian. Le début du conte est absolument délicieux, et la langue immédiatement truculente, inventive. Je trouvais le mot Tsmishian particulièrement difficile à prononcer plusieurs fois de suite dans la même phrase, et j’étais convaincue que ce peuple d’indiens sortait tout droit de l’imaginaire de Manchette, mais pas du tout, les indiens Tshimshians existent bel et bien et Asdiwal est un héros de leur mythologie (Claude Lévi-Strauss fit d’Asdiwal, en 1958, le modèle de son analyse des mythes amérindiens). Manchette se moque bien des ethnologues, en tout cas, et raconte des aventures incroyables, savoureuses, drôles, que Loustal illustre avec talent. (M)

 

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Un goûter en forêt

 

  • Akiko Miyakoshi
  • Syros

Un petit clin d'oeil à un nouveau Chaperon Rouge ? ll y a bien une grand-mère, un gâteau, une forêt...Mais ils sont tous pleins de surprise. Les splendides illustrations d'Akiko Miyakoshi nous plongent dans un univers de contrastes tout en finesse, de questions suspendues, partagées entre la peur, l'inquiétude et la découverte d'un monde inattendu. Un petit tour dans cette forêt là est indispensable pour partager le goûter mais pas que ça ! (H)

 

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Le retour de la demoiselle

 

  • Cathy Ytak
  • L'École des Loisirs

La nature saccagée pour le profit... Belle actualité. Un texte poétique qui nous emmène dans l'univers de la musique et plus particulièrement de la harpe celtique. Cathy Ytak, nous aimons beaucoup ce qu'elle écrit. Elle est venue à notre rencontre au salon d'Apt en 2009, et depuis nous partageons son univers et l'apprécions. Elle vient de publier aussi un très bon "photo-roman" (Il se peut qu'on sévade) dans la version "relookée" de ces ouvrages publiés chez Thierry Magnier, qui font le lien entre photo et écriture. (H)

 

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Anka

 

  • Guillaume Guéraud
  • DoaDo Noir - Rouergue

Un nouveau Guillaume Guéraud, c'est toujours l'occasion de se frotter à plein de questions. Le parti pris de départ est très prenant. On commence avec la visite de deux policiers qui annoncent à un lycéen la mort de sa mère... Sauf que sa mère, précisément pousse la porte de la maison quelques minutes plus tard. Violence du choc, violence de la question, violence d'un secret ? Il y a comme souvent chez Guillaume Guéraud, de la force, de la violence, des chocs en pleine face, et aussi des questions : tous les "gros mots" sont-ils toujours utiles ? A force de trop ne déssert-on pas le propos ? La question reste, et le livre aussi ! (H)

 

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Le faire ou mourir

  • Claire-Lise Marguier
  • DoaDo, Rouergue

Damien – Dam – a seize ans. Le jour où il se fait frapper par des skateurs, c’est la bande à Samy qui le sauve.

« Moi des fois je me sentais vide, et d’autres fois trop plein, sans que jamais ça s’équilibre. »

Le premier roman de Claire-Lise Marguier, c’était la claque de l’automne. A manquer d’air vers la fin. Tout le long, même. Presque pas de respirations, des phrases courtes, des scènes où on s’accroche, une vraie belle voix, juste. Une fin terrible, et puis, en vrac, tout ce qui fait l’adolescence, la famille, les questions, l’amour. (M)

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Chaque soir à onze heures

 

  • Malika Ferdjoukh
  • Flammarion

Une nouvelle collection Emotion. Une couverture rose bonbon. Un monde qui ne parle peut-être pas à tout le monde. Et pourtant, une très belle écriture, avec des trouvailles originales. Une couleur qui a quand même attiré Romain et l'a séduit. Une sorte d'attente qu'on ne lâche pas et... un petit extrait qui résonne en moi, ça fait quand même quelques bonnes raisons pour se laisser emporter :

"Je ne sais pas vous, mais moi, j'aime connaître le titre des livres que les gens lisent, dans le métro, le bus, ou les profs au lycée...

Je ne sais pas vous, mais moi, si j'ai lu et aimé le livre que lit un passant, eh bien ce passant devient un peu mon ami. Tant pis pour lui s'il l'ignore et l'ignorera toute sa vie."

 

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Le monde dans la main

 

  • Mikaël Olivier
  • Thierry Magnier

Un livre dont il a beaucoup été question un peu partout sur la toile et dans les journaux. Un auteur incontournable. Une belle rencontre obligée par la force des choses entre un père et son fils. Et des surprises à des endroits où l'on n'imaginait pas que l'auteur pouvait nous emmener. Alors on veut bien l'avoir le monde dans la main si c'est pour ces bonnes raisons là. (H)

 

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Toute la vie

  • Jérôme Bourgine
  • Exprim’, Sarbacane - 15 €

Quatre narrateurs : la mère, la fille, le fils, le voisin. La famille Gravelos (oui oui) : une mère absolument insupportable, une fille de douze ans télépathe et son demi-frère de treize ans à moitié obèse et franchement malade. L’histoire commence quand Hannah se met dans la tête de faire se rencontrer Daniel, le voisin du dessous, et Isa, la mère célibataire paumée. Mais la vraie rencontre, c’est celle qui aura lieu entre Daniel et Michel. L’amour, juste.

Quatre voix différentes (et quelques personnages secondaires, le père d’Hannah, celui de Michel, et puis Claire) pour quatre personnages et un livre que l’on ne peut pas lâcher, tout simplement. « Et si la vie était un vaste jeu vidéo auquel nous jouons tous en réseau ? ». Les paragraphes sont souvent très courts, ça va très vite, c’est drôle, c’est très très drôle… et on pleure, aussi. C’est exactement le titre, c’est Toute la vie. (M)

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