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Coups de coeur de lecteurs - Page 2

  • Trois coups de coeur

    La rège d'or du cache-cache, larègled'or du cache cache.jpg

    Christophe Honoré, Gwen Le Gac,

    Actes Sud Junior

    Parce que cet album est écrit par Christophe Honoré, qui déjà disait des choses qui  nous parlaient.

    Parce que cet album vient d'avoir le Baobab de l'album à Montreuil.

    Parce que cet album a quelque chose de particulier, sur les choses que l'on voit, le besoin de secret, le regard des autres.

    Parce que il y a des belles phrases, et une particulièrement que Madeline, Marie Georges et moi nous répétons déjà souvent : "...La règle d'or du cache-cache, c'est de décider du moment où on permet aux autres de nous trouver".

    Parce que la fin aussi est pleine de vérité : "Elle était certaine maintenant de ne pas être zinzin. Elle avait compris qu'elle devait juste être seule, totalement seule pour voir les choses. Et sur cette idée qu'il est nécessaire de temps en temps de se faire oublier de tout le monde, elle s'endormit comme un charme". Et je pourrais aussi vous dire combien les illustrations sont étonnantes. Et j'ajouterai enfin que Gaëlle la libraire de Maupetit à Marseille en parle comme toujours avec des mots qui nous donnent l'envie immédiate de courir les rayons des libraires.

    http://gawoulameilleure.canalblog.com/



    Entrez.gifEntrez,

    Sébastien Joanniez, Joanna Concejo

    Rouergue



    Une belle occasion de rencontre en entrant dans cet album pour la tournée nomade de Sébastien Joanniez.

    C'est un inventaire, pas comme les autres. Il pose des questions. Il faut être sûr de ne rien oublier, il faut bien regarder pour prendre avec nous toutes les petites choses que l'on croise sur son chemin. Il faut surtout les autres, et toi qui es invité à entrer dans la ronde.

    Les illustrations sont de Joanna Concejo, qui avait illustré le fameux "Grand et Petit", elles nous offrent la possibilité à tous, à chacun d'attraper les petites choses que l'on aime. Il est certain que nous ne suivrons pas tous le même chemin dans cet album  et que nous n'y verrons pas les mêmes choses ! C'est là toute sa richesse...

    Hyacinthe et Rose,

    François Morel, Martin Jarrie

    Thierry Magnier

    hyacinthe-et-rose,M44375.jpgJe ne résiste pas au plaisir de vous dire que même Télérama a fait un article sur cet album. C'est dire s'il est universel  ! Alors je cite.

    De la beauté. Du rêve. Ses personnages ­flottent dans l'espace, comme suspendus dans le temps. ­L'artiste leur dessine un visage, un regard, un sourire. Au fil des pages de cet album hors norme, des parfums qui ont pour nom douceur ou tendresse s'exhalent et réinventent un sentiment oublié : la réconciliation.

    Les fleurs de Martin Jarrie s'exposent en grand format et accompagnent un conte écrit par François Morel, un comédien qui aime les mots et les choisit au plus près des émotions. Il met en scène un couple de vieux, les grands-parents du narrateur, mariés depuis quarante-cinq ans et toujours en guerre : « Hyacinthe était coco, Rose était catho. Hyacinthe ­aimait boire, Rose aimait manger. » S'ensuit non pas une histoire à l'eau de rose, mais des souvenirs d'enfance teintés de fantaisie, et le récit fabuleux d'un amour, tourneboulé par le destin, résistant malgré tout... grâce à la passion des fleurs. Hyacinthe et Rose, l'album ­antigrisaille, est une cure de ­vitamines pour tous, grands et petits. Un livre à s'offrir pour la joie qu'il procure - ceux qui ont le porte-monnaie peu ­garni ne doivent surtout pas oublier d'écrire au Père Noël ! Martine Laval



    Et parce que je n'arrive pas à me limiter à trois coups...pour cette note, un petit dernier, qui risque de nous donner des idées.

    icommeimage.jpgI comme Image,

    Marc Ribout, Catherine Chaine

    Les Trois Ourses, Gallimard Jeunesse



    Une invitation Abécédaire à plonger dans des photos en noir et blanc.

    "De photo en photo, l'univers des enfants s'élargira et ils deviendront aussi capables de voir les sentiments qui les habitent et qu'ils ne savent souvent ni définir ni nommer. Usage du monde, usage de soi et des autres, cet ABC a l'ambition d'apprendre aux enfants à lire, mais aussi à découvrir la beauté du monde" ...

    On peut se garder dans un coin de la tête ce beau programme bien ambitieux, et en attendant, lire écrire ensemble toutes les images du monde.

    Hélène

     

  • Meto

    Coup de cœur !!!

     

    meto.jpgLa trilogie Méto d’Yves Grevet : La Maison (tome 1), L’île (tome 2) et Le Monde (tome 3) chez Syros jeunesse

    Méto ou l’apprentissage de la désobéissance

     

    Je l’attendais avec impatience car chaque tome m’avait laissée en suspens. En effet, le rythme du récit est enlevé, attachant le lecteur dès le premier chapitre du premier tome.

    Il s’agit, comme d’autres romans jeunesse (en particulier le très bon Combat d’Hiver de Jean-Claude Mourlevat), de se plonger dans un milieu carcéral très injuste et violent, qui reste mystérieux aux jeunes enfermés. Les jeunes garçons orphelins de la Maison sont maintenus dans une totale ignorance de leur passé, de leur futur, de leur identité. Les Césars, geôliers autoritaires et terrifiants, leur attribuent un nom latin. Rebaptisées, les nouvelles recrues sont ensuite initiées par les plus grands. Il s’agit en fait d’intégrer de nombreuses règles, arbitraires, et de décourager les plus curieux.

    Méto, le narrateur, est un garçon que le système n’a pas broyé. Il sait se plier aux ordres pour éviter les sanctions extrêmement violentes et garde un esprit d’observation et d’analyse qui lui permettent de comprendre petit à petit le fonctionnement de la Maison.

    Au cours du premier tome, Méto sera l’instigateur d’une révolte sans précédent. Capable de fédérer et doué d’une intelligence fine, il réussit à sortir de la Maison. Mais le combat est rude et Méto gravement blessé.

    Le deuxième tome est le récit sombre de l’après-révolte. Méto et ses compagnons ont rejoint le groupe des Oreilles coupés, dont les règles sont tout aussi strictes que celles de la Maison. Méto découvre que la Maison est bâtie sur une île dont une partie des terres sont placées sous la responsabilité des Oreilles coupées. Très méfiants à l’égard des jeunes rebelles, les Oreilles coupées les mettent à l’épreuve. A la fin du tome, Méto et ses camarades sont forcés de retourner dans la Maison et craignent évidemment ce retour et la riposte des Césars.

    Le troisième et dernier tome voit le personnage de Méto se révéler. Plus mature, moins naïf mais toujours obstiné et idéaliste, l’adolescent, qui peut s’appuyer sur de nombreux alliés, n’a pas perdu de vue son objectif : faire exploser cet orphelinat-prison pour rendre à chacun sa liberté et sa capacité à choisir son destin. Les missions que lui attribuent les Césars sur le continent lui permettront d’élaborer sa stratégie et de comprendre qui il est.

    Il me paraît pertinent de rapprocher le récit d’Yves Grevet du Combat d’hiver de Jean-Claude Mourlevat car les deux romans partagent des points communs. En premier lieu, les personnages, des adolescents, sont « mis sous cloche » dans des orphelinats-prisons dont la mission affichée est de les préserver d’un monde mauvais. Ces internats sont placés sous la responsabilité de directeurs autoritaires et violents. Le passé des jeunes est sciemment caché par les institutions qui entendent organiser le destin des adolescents. Dans ces deux romans, il est également question de désobéissance, d’engagement pour la liberté, de chacun mais aussi de la société. Et en cela ces deux livres sont importants : ils présentent des personnages convaincus, obstinés, courageux qui osent affronter un ordre établi arbitraire pour réintroduire les libertés perdues, et cela même si des compromis doivent être négociés.

     

    Stéphanie Horard

  • Un miracle !

    BondouxJeunesse.gif

    Le temps des miracles

    Anne Laure Bondoux – Bayard

     

    S'il n'y en a qu'un ce sera celui-là.

    Un livre où il y a la vie malgré tout, la vie par dessus-tout, quoi qu'il arrive, grâce tout simplement à l'espoir, à l'amour et au regard porté sur l'horizon....

    Tout simplement, c'est un peu facile à dire, parce que bien sûr quand il faut fuir son pays et traverser des frontières parce qu'on est chassés, quand il faut débarquer dans le pays des droits de l'homme sans papiers, quand il faut dépasser la barrière de la langue, rien n'est simple. Pourtant, quand vous aurez vécu quelques pages avec Blaise Fortune et Gloria Bohême, quand vous aurez compris que rien que leurs noms en disent long, vous ne pourrez plus les quitter. « Il faut bien inventer des histoires pour que la vie soit supportable. Pas vrai ? »

    Une femme au coeur immense, un garçon plein d'histoires et d'espoir qui ont le don de nous faire aimer la vie, la vérité et l'Homme en qui il faut continuer de croire.

    Pour vous faire apprécier encore plus, Anne Laure Bondoux a créé un blog dédié à cette oeuvre, n'hésitez pas : visitez, laissez votre trace, découvrez la magie de l'écriture et du travail de l'écrivain....


    Hélène

  • Un livre étonnant

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    J’ai rencontré Garmann, juste avant son entrée au CP…Il était inquiet, mais ses yeux brillaient d’impatience, l’impatience de savoir.

    Qui n’a jamais eu peur à la veille de faire quelque chose d’important ? Qui n’a jamais senti des papillons dans le ventre ? Qui n’a jamais été effrayé par une vieille dame un peu poilue du menton ? Qui n’a jamais compté les points noirs d’une coccinelle pour vite faire un vœu avant qu’elle ne s’envole ?

    Et toi, on t’a jamais posé des questions bizarres ? Et toi, tu as jamais entendu des mots étonnants de la bouche des grands ? Et toi tu as jamais vu des images secrètes ?

    Viens vite découvrir Tante Iseline, Tante Ruth et Tante Augusta, elles ont des réponses à tes questions.
    Avec elles, on sait que pour grandir, il faut rire, se souvenir mais aussi avoir peur et oser le dire. 

    J'ai adoré lire « L’été de Garmann » de Stian Hole aux éditions Albin Michel Jeunesse…Et je crois que je ne suis pas la seule : sur le livre, il y a une belle médaille dorée sur laquelle est écrit : « Bologna Ragazzi Award Meilleur Album 2007 »